Wear It Your Way : The Common Room
Le style, c'est une affaire personnelle. Ça l'a toujours été. Mais il ne tombe pas du ciel.
Elle se forge à travers les personnes qui vous entourent, les lieux où vous passez du temps, les conversations que vous menez sans vraiment y réfléchir, les codes que vous assimilez auprès de vos amis, frères et sœurs, collaborateurs et rivaux. La façon dont une personne porte un vêtement peut aiguiser votre propre instinct à cet égard. La manière dont une autre personne se comporte peut modifier votre perception de votre propre point de vue. C'est ce terrain The Common Room « Wear It Your Way: The Common Room ».
Pour la collection Printemps-Été 2026, le quatrième volet de la série change légèrement de perspective. L'individu est toujours présent, bien sûr, mais cette fois-ci, il est mis en relation avec quelqu'un d'autre. Un frère. Un ami. Un partenaire créatif. Quelqu'un de la même ville. Quelqu’un issu du même univers, mais vu sous un angle différent. La campagne s’articule autour de douze duos originaires d’Angleterre, d’Irlande et d’Italie, issus du football, de la musique, de la comédie, de la coiffure et de la culture numérique. Chacun apporte sa propre dynamique. Certains se connaissent depuis des années. D’autres se sont rencontrés plus récemment. Certains sont liés par le travail, d’autres par la famille, d’autres encore par la foi ou la rivalité. Aucun d’entre eux ne semble interchangeable.
C’est ce qui donne The Common Room substance The Common Room *. Le titre ne fait pas vraiment référence à une pièce au sens littéral, même si le cadre a son importance. Il s’agit plutôt de ce que représente une salle commune. Un espace partagé. Un lieu où les gens se rencontrent sans avoir à se fondre dans la masse. Un lieu où des personnalités différentes peuvent s’asseoir côte à côte tout en restant distinctes. Un lieu où les goûts se forment, sont remis en question et se transmettent. Un lieu où la familiarité et le contraste ont tous deux un rôle à jouer.
C'est grâce à cette distribution que le concept prend tout son sens. Poet et Vuj apportent avec eux plus d'une décennie d'amitié et d'histoire créative, ainsi qu'une influence qui a contribué à façonner le contenu footballistique pour toute une génération. Elz The Witch et Yinka Says incarnent quelque chose de plus actuel mais tout aussi reconnaissable : une amitié ancrée dans la vie réelle qui s'épanouit tout aussi naturellement dans l'espace numérique. Par ailleurs, on trouve des frères dont le lien est renforcé par le fait qu’ils soutiennent des équipes différentes, des rivalités qui ajoutent de la tension sans pour autant rompre le lien, et des relations qui ont commencé de manière maladroite avant de se transformer en quelque chose de plus solide. D’autres duos sont plus récents, forgés par des cercles d’amis communs, des villes partagées et ce genre d’alchimie naturelle qui ne nécessite pas beaucoup d’explications.
Cette diversité est importante. Elle évite que la campagne ne donne une impression de trop grande uniformité. Certains liens se fondent sur l’humour, d’autres sur la foi, d’autres encore sur la musique et le lieu, tandis que d’autres reposent sur des années passées à explorer la même culture sous différents angles. HD Cutz et A Star Barbers apportent un poids particulier, chacun ayant révolutionné le métier de barbier à sa manière. Big Narstie et Scorcher apportent une longue histoire. Adebayo Akinfenwa et Karel Prince montrent comment le respect mutuel peut grandir avec le temps. Joseph Charm et Tom Nestor apportent ce genre de timing comique qui ne fonctionne que lorsque la complicité est déjà là.
C'est aussi pour cela que ces photos fonctionnent. L'énergie est différente lorsque les gens sont photographiés aux côtés d'une personne qu'ils connaissent. Il y a moins de mise en scène. Moins de cette distance guindée qui peut parfois s'immiscer dans une campagne de mode. Les gens se tiennent différemment lorsqu'ils sont aux côtés d'une personne familière. Ils se détendent un peu plus. Les vêtements sont bien sûr toujours là, mais ils ne monopolisent pas toute l'attention. La personnalité a davantage sa place. Tout comme le contraste.
Cette idée a toujours été présente au cœur de Wear It Your Way, même dans les premiers chapitres. La différence, ici, c’est qu’elle est explicitement mise en avant. Il ne s’agit pas seulement du style individuel en tant que telle, pris isolément. Il s’agit des personnes qui entourent ce style. Celles qui l’influencent, le remettent en question, le reflètent, l’adoucissent ou l’affinent. Celles qui lui donnent tout son sens.
Le déploiement s'étendra aux réseaux sociaux, aux contenus axés sur les talents et à la publicité extérieure, mais l'ampleur de l'opération n'est pas vraiment le plus important. Ce qui compte, c'est l'esprit qui s'en dégage. The Common Room que le style personnel n'appartient pas uniquement à l'individu. Il appartient, en partie, à l'entourage de cette personne. C'est là que ce chapitre fait mouche. Il ne traite pas le lien social comme un simple slogan de campagne. Il le considère comme une réalité vécue.